Affichage des articles dont le libellé est Eure. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Eure. Afficher tous les articles

05 février 2022

Le songe

 


« Seigneur, dit-elle, je ne sais pas si ce n'est pas pour un songe que j ai fait : j'ai rêvé qu'un arbre sortait de mon corps et grandissait jusqu'au ciel ; de l'ombre qu'il projetait autour de lui, la Normandie tout entière était couverte. » Wace, évoquant le songe d’Arlette.

18 novembre 2021

Sylvebarbe les pieds dans l'eau

 





En echo au bon vieux temps (encore lui...), retour fin Septembre au Sec-Iton à Gaudreville (Encore!), pour vérifier si par hasard il n'était pas enfin devenu vraiment sec... Et bien non, il était écrit que ça ne serait pas le cas cette année !

Outre la découverte d'un gisement de pieds de houblon tout au long du cours de l'eau, qui présage de futurs essais de brassage de bière "maison", j'ai été subjugué par la silhouette de ce frêne à feuilles étroites qui trône majestueusement au pied de la rivière et qui garde le gué. Incroyable forme faiasant penser à Sylvebarbe, l'arbre qui parle de JRR Tolkien.

J'ai dû passer bien des fois devant lui, sans réellement me rendre compte de sa vigueur et de son âge très certainement vénérable.

J'ai dû encore rater des choses par ici, il faudra que j'y retourne, des fois que...

14 septembre 2021

Sur les traces des rouliers





Retour dans ce petit havre de paix en fond de vallée de l'Iton qu'est Villalet. L'endroit est très apprécié des promeneurs pour sa tranquillité et le caractère champêtre de ses paysages. 
Le parcours suit un moment les traces des Rouliers, désignant autrefois l'homme et son chariot tiré par des chevaux. Je suis parti de la ferme de Villalet, dont les propriétaires concilient encore petits élevages et agriculture et dont les animaux ont la chance de pouvoir gambader dans des prés à l'abri entre deux massifs forestiers et traversés par la rivière.
Après avoir suivi l'Iton un petit moment, on découvre le moulin du Coq pour remonter ensuite à travers bois sur le plateau Sud. J'ai été agréablement surpris de ne pas y trouver que des champs cultivés, mais aussi des prés et des vergers. Les rencontres imprévues ne sont pas rares, comme ce chevreuil surpris au détour d’un bosquet. Le parcours regagne ensuite la vallée un peu plus loin via un ancien chemin à chariots.

04 juin 2021

Une rencontre inattendue

 





Appelée le Sec-Iton, cette portion de la rivière Iton passant par Glisolles, Gaudreville et Villalet n'est pas aussi sèche qu'on l'imagine. Du moins pas ces derniers temps, la faute aux pluies de Mai 2021. 

Dans les faits, le sous-sol calcaire des environs est percé de grottes karstiques dans lesquelles s'engouffrent en partie les eaux de la rivière, provoquant sa disparition pure et simple sur plusieurs kilomètres lorsque la pluviométrie est insuffisante. La légende, pour sa part, nous dit qu'un meunier aurait, il y a très longtemps, refusé d'aider un voyageur inconnu à traverser la rivière les pieds au sec. Ce voyageur était le diable et, pour punir le meunier, il a fait disparaître la rivière sous terre, le privant ainsi de son outil de travail.

J'ai fait découvrir ce lieu aux enfants pour leur plus grand plaisir et aussi parce que la règle veut que lorsqu'ils m'accompagnent, nous faisons toujours une rencontre inattendue. Cette fois-ci c'était un apiculteur du côté du hameau des Boscherons qui a eu la gentillesse de nous expliquer l'organisation des ruches et les habitudes des abeilles.

La portion du Sec-Iton vient d'être classée "site naturel exceptionnel" et est donc dorénavant protégée "contre toute modification des lieux compromettant son état ou son aspect"... Pour notre plus grand bonheur !

11 mai 2021

Plus de dix kilomètres...


 

Première sortie pots-confinement N°3, retour aux sources... de l'Iton. Plus exactement retour au Sec-Iton du côté de Villalet et du Rebrac. 

C'est le mois de Mai, le soleil de Printemps souligne les contrastes colorés avec les verts vifs de la toute jeune végétation et les jaunes des prés et colzas de Normandie. 

Un grand bol d'air et une rencontre enrichissante avec les propriétaires de la grande ferme située dans le méandre précédant le Rebrac.



12 avril 2021

Célèbre méconnu









Château-Gaillard est connu dans le monde entier, profitant de sa place privilégiée dans l'Histoire des royaumes de France et d'Angleterre, ainsi que de la Normandie. Il est encore aujourd'hui très reconnu du fait de sa proximité avec la Seine et l'escale touristique du Petit-Andely. La belle saison voit les allées et venues incessantes des bateaux de croisière naviguant sur la portion Aval du fleuve, ramenant touristes Français, Américains, Anglais, Japonais...

Paradoxalement, si l'histoire de sa construction et de sa chute sont célèbres, le site reste encore à exploiter d'un point de vue archéologique et des fouilles plutôt récentes ont par exemple démontré que les accès et la façon dont le site était utilisé n'étaient pas forcément ceux que l'on pensait. Le château a en effet subi des démantèlements au cours des siècles passés et aucune représentation antérieure du site  n'a été retrouvée.

Je renvoie vers ce lien pour quelques-uns des derniers éléments en date sur le sujet :  

Ce monstre de pierre garde encore une part de mystère...

16 mars 2021

Depuis Château-Gaillard

 


Une fois arrivé sur le site de Château-Gaillard, sur lequel je reviendrai une autre fois, à nos pieds s'étend le Petit Andely, village contemporain de la forteresse. 

D'abord appelé La Couture, le village a vu s'installer tout ce que la forteresse a pu attirer de commerçants, artisans, palefreniers... autour de l'église Saint Sauveur, caractéristique du Gothique Normand du XIIIè siècle.

J'avais parlé du sinistre Jean Sans Terre dans un post précedent, ici c'est son bien plus lumineux frère Richard Coeur de Lion qui fût à l'oeuvre, faisant construire la forteresse en 2 ans !

C'est un village très agréable, avec plein de belles résidences, au pied des si Normandes falaises de craie. Il y a d'ailleurs dans celles ci un chemin de randonnée très sympa, que j'avais pu parcourir avec un certain Samy et un certain Eric un jour maintenant lointain... Souvenirs de petites valleuses riches de pommiers et de grottes et petits habitats troglodytes dissimulés dans quelques recoins.

Un chemin à retrouver maintenant...

20 novembre 2012

Les fêtes Vikings





Tradition Normande relativement récente mais courante maintenant d'organiser des fêtes Vikings. Plusieurs troupes de passionnés ont pris l'habitude de les animer un peu partout dans la région, comme à Heudebouville (à côté de Louviers) en Juin dernier.

Une originalité cette fois-ci, la présence de rapaces qui, même si on préfèrera les voir en liberté, apportent une touche de curiosité. C'est plus particulièrement vrai pour ce magnifique Hibou Grand Duc imperturbable, voire même blasé...

Comme d'habitude, le tout s'est terminé dans un grand combat au corps à corps suivi d'un banquet façon Asterix le Gaulois... Par contre je n'ai pas trouvé le barde accroché dans l'arbre.

06 novembre 2012

Le Rebrac








Un 30 Septembre, 20°C et un soleil éclatant... Les journées de fin d'été / début d'automne sont souvent les plus belles que l'on ait en Normandie.
Ce jour là, enfin... depuis plusieurs jours avant en fait, j'ai eu comme une sorte d'appel irrépressible me disant de retourner à un endroit que je n'avais pas revu depuis des lustres ; depuis nos escapades en vélo avec l'ami Greg en fait. Pour revivre un peu cette époque ? Pour une autre raison inconnue ?

L'endroit est juste très joli, comme préservé...

Me voici donc sur la route de Villalet, destination le Lieu-Dit "Le Rebrac", endroit très bien caché dans les méandres de la rivière Iton. En fait il y a une particularité que je n'avais jamais remarquée à l'époque : il y a deux ponts sur l'Iton à traverser pour arriver à destination. Sous le premier, l'Iton coule de gauche à droite et sous le deuxième il coule de droite à gauche, et ce sans que l'on ait besoin de se retourner dans la direction opposée !!

L'explication est la suivante : Nous sommes à un endroit où l'Iton devient le "Sec-Iton" pour 8 Km. La rivière s'infiltre en partie entre ces deux ponts via des bétoires dans le sous-sol, l'autre partie s'infiltrant au bout de ce petit vallon. Le lit est ensuite entièrement sec à la belle saison jusqu'à Gaudreville malgré les efforts des hommes (lit bétonné par endroits...). Il paraît que c'est le diable qui a voulu punir les hommes en provoquant ce phénomène ; et d'ailleurs Le Rebrac voudrait dire le Ruisseau Fou... Si nous avions su tout ça à l'époque...

Pour finir, j'ai appris aussi que le réseau karstique sous-terrain qui constitue le Sec-Iton est alimenté en sous-sol par de multiple rivières souterraines passant sous la forêt des Ventes qui se trouve sur la droite du vallon ; et provenant de la nappe phréatique de la Sôgne qui est sous un dôme souterrain de calcaire positionné dans la plaine entre Garel, Thomer et Damville ! Entre la perte du Rebrac et la résurgence de la Fosse aux Dames à Gaudreville, le débit est quand même multiplié par 2 !

Il fallait que j'y retourne... Maintenant je sais pourquoi...